vendredi 7 janvier 2011

Dead Again (Type O Negative, 2007)

Comme dans le cochon, dans Type O tout est bon.

Voici le fromage de tête... 


Et voici le seul album sur lequel je faisais la moue, un disque avec des couilles comme des pastèques et une chibre de canasson comme la superstar ornant leur pochette, avec lequel il fait des moulinets à dix centimètres de ton visage en te toisant d'un air à la fois mauvais et amusé. Voici leur seul album que j'ai négligé oui, qui (malgré que j'aie encore un peu d'indifférence tenace à son égard, par endroits) se révèle enfin à moi, un peu comme l'odeur d'un de ces caleçon à motif outrageux qu'on t'avait offert à dieu sait quel Noël familial et que tu as oublié au fond de l'armoire pendant des mois, parce que tu ne t'es jamais senti d'attaque pour le porter. Petite nature va ! Tout ça est trop férocement corniaud et ventru pour que je ne me décide pas à aller plus loin que ses apparences peu flatteuses de doom bateau destiné aux beaufs amateurs de doom qui ont assez de disques de doom pour créer un rayon doom dans leur discothèque. J'ai rien contre ces beaufs là, mais TON a une beaufitude qui vole tellement plus haut que toutes ces histoires de chaussettes (puisque c'est une histoire de caleçon heheh) et de fans de NWOBHM nés vingt ans trop tard, une beauferie totémique, astrale,dont la force est à ce point incoercible que même Ambroise Michel (le fils caché de Barack Obama et Hilary Swank qui joue Rudy dans Plus Belle la Vie) est fan sans le savoir.
Je ne parlerais pas de l'aspect éminemment orgiaque et ultra-choucroutesque de cette entreprise qui réduirait l'estomac de Takeru Kobayashi à l'état de gant de toilette, et encore moins des accointances évidentes avec le marcel hardcore, qui ont été fort bien résumées chez Pépé Satan Owes Us Money, parce qu'au fond j'ai toujours du mal à admettre que Peter Steele soit autre chose qu'un goth pur sucre malgré ses années quatre-vingt, un peu comme j'ai eu du mal à admettre que Glenn Danzig n'est un gros travelo mythomane, mais elles contribuent naturellement au charme adipeux de cette merde. Hallelujaheuh.

vendredi 17 décembre 2010



Comme dans mon souvenir TV ou un WTF? imaginaire restait inscrit sur l'écran : concentré de pognon claqué en FX/bagnoles/fringues/pyrotechnie et de mauvais goût totalement assumé sur fond de sketche ininterrompu des 2 renois, sur un vague fond de début d'entame de démo de scénario en état de préprépré-production. dont on se fout royalement.. bref tout ce que les Taxi de besson auront essayé de faire chez nous en vain. Michael Bay se fait plaiz sur du gros matos, après avoir tout assimilé de la merde US (alors) récente comme la grosse poubelle-container chromée de producteur qu'il est, de Fight Club au générique aux poses too much de Rodriguez sur Desperados 2, à Matrix, inévitable, jusqu'à semble-t-il les produits les + osés de Besson himself... il balance une scène de course-poursuite tout de même imparable d'efficacité (pour les beaufs que ça intéresse, aimer les courses-poursuites c'est comme aimer les solos dans le heavy-metal, naturel; j'ai une affiche Bullitt dans ma piaule). Et puis l'humour, même si en roue libre, marche mieux que dans le 1 (qui était de toutes les manières pas bien folichon), limite surréaliste par moments tellement ça lorgne vers le n'importe quoi. La fin torchée comme un cochon ne ressemble à rien, vu que ça tombe comme un cheveu de Rambo sur la soupe de buddy movie décontracté du jonc in LA, et le méchant number one a aucun charisme, on lui aurait préféré le number two (Peter Stormare NE PEUT PAS décevoir !) ou pourquoi pas un ptit Tcheky Karyo qui aurait donné un peu de corps à tout ça, voilà pour les regrets. Tout ça, avec des chutes d'instrus pour Ludacris en guise de bande-son, donne de sérieux maux de ventre, mais quelque chose en nous, comme un organe secret (qu'on nommera le burgercréas ou le cocoeurcola), ronronne de plaisir...
Une sorte de totem hollywoodien érigé à la gloire de tout ce que le "ricain" a de plus criard et abrutissant pour nous autres pauvres européens. Un concept jamais poussé aussi loin sur pellicule (du moins avant les Hypertension). Assez de matière pour 3 ou 4 thèses bien tassées.

lundi 15 novembre 2010

Boogeyman (Stpehen T. Kay, 2005)


Il y a pire que les salmigondis nippons de la vague 'fillette fantôme' qu'on a pu souffrir et leurs remakes souvent moins pénibles (puisqu'il est impossible de faire plus con et anti-effrayant la plupart du temps, les asiatiques sont parfois les meilleurs du coup on en oublie qu'ils peuvent souvent être les pires) : il y a ceux qui sont produits par Sam Raimi, et si ce n'est pas lui qui y croit dur comme fer (le père de Darkman et Ash se fera à moitié pardonner ce parrainage ivrogne en pondant le mignonnet Drag me to hell) ce sont du moins ses ouailles quand ce n'est pas sa famille (car Raimi en a trouvé une depuis, suivez un peu), donc c'est de sa faute au vieux !... ces films disais-je donc, qui vous déroulent une heure durant et à coups de flashs fantomatiques re et re-recyclés par tous les cyclistes reconvertis en cinéastes depuis la plus lointaine et antique mythologie Chair de poule et Fais-moi peur, les vas-et-viens dans une maison hantée piquée aux pires bouses du genre (type Hantise) d'un grand con trouillard faisant la mine du chat qui chie des pointes, et vous donnant l'envie irrésistible de lui crier d'aller se pendre toutes les dix secondes à son velux - hypothétique - tant ce faciès agaçant titille l'insoutenable, ces films, oui ces films mes chers tontons et tontines et lecteurs assidus, qui vous offrent en guise de final révélateur du fameux croque-mitaine une sorte de rip-off des combats du Cobaye avec un déchet pixelisé sorti du cul des sessions-test  - hypothétiques elles aussi - de I Am Legend sur le V-Tech de la cousine du copain du voisin au technicien-photo stagiaire, celui qui mangeait des marshmallow en cachette dans la loge de Golum pendant le tournage de Narnia, précisément !
Seulement on s'est déjà transformé en gelée anglaise avant, c'qui ne nous empêche pô malgré nos doigts de flan translucide peu pratiques à utiliser de faire un 'fuck' bien gras à ces empotés qui auraient pour le coup dû en rester au strict nécessaire - pour tenter de créer ne serait-ce que l'étincelle d'un frisson de lapin nain - soit une certaine nouvelle au titre identique du peu nouveau King. Un Stephen, lui aussi.

De la merde misérable, comme la barquette de LU sans chocolat.

PS : mais j'ai vu encore plus navrant récemment figurez-vous, et ça s'appelle The Descent Part 2.

dimanche 7 novembre 2010

Mit Gas (Tomahawk, 2003)

Chers amis piétons, il est une chose qu'on ne pourra pas lui enlever : le petit con a cette fois eu la gentillesse de vous proposer une place sur son bolide, que vous ayez refusé par irritation ou dégoût c'est votre problème, finalement...
Je me souviens plus qui sur Slow End ou Nextclues détestant cordialement le personnage avait décrit Patton comme un gosse pourri gâté qui s'amuse avec son beau joujou tout neuf, en parlant de Tomahawk (et de son/ses super zicos cultes débauchés par Mike), en fait c'est exactement ça, c'est tellement ça, comme ces fils à papa roulant en carrera et se sentant obligés de s'accouder a la portière en lançant des regards faussement désinvoltes, en général t'as pas besoin de frimer dans une belle voiture puisque sa classe s'impose d'elle même aux yeux de tous, disons que Mike ne peut s'en empêcher, c'est sa nature, il est humain et homme avec ce que l'on en dira toujours de faiblesses (quel homme normalement constitué, par exemple, ne résisterait pas à faire le beau au bras de Jennifer mh, quitte à se jouir tout seul dessus d'autosatisfaction pathétique ? argument massue), et puis il est content faut se mettre à sa place, tout le monde a pas l'occase de faire rutiler le moteur de Jesus, y a des enfants qui meurent de faim dans le tiers-monde, même si la frime ça passe ou ça casse, là aussi on sera soit séduit soit amusé et un peu désolés pour lui, au pire on lui tapotera gentiment sur la tête en lui rappelant que le rétro sert pas qu'à se repeigner la moustache... mais la jolie tuture sauve l'affaire, et le boulet superstar gominé attachant/relou qui la conduit a beau grimacer s'extasier et jubiler et tenter de lui faire prendre des virages trop slalomesques pour sa traction ou s'acharner à caser du latino où il n'y en a pas besoin, bref à s'accouder à la portière avec une margarita quand un simple gin-perrier ferait amplement l'affaire, ça roxe avec classe, c'est quand il ne fait que ronronner de plaisir au son du doux moteur qu'on l'aime le plus, finalement, le petit cousin. C'est vraiment dommage pour tous ceux qui auraient encore tellement aimé lui en coller une, à cet enculé de fils de pute de petit branleur de copain à Zorn de mes couilles de prétentieux créatif jazzeux pisseux... pour le coup il est déjà plus à portée de vos griffes, trop loin, trop haut.
Regardez avec vos jumelles, vous verrez peut-être un majeur bien tendu, c'est son style.

dimanche 19 septembre 2010

2012 (Roland Emmerich, 2009)



Pas aussi con que je m'y attendais - donc décevant. Pas aussi laid que je m'y attendais - donc décevant. On a bien sûr l'habituel lot d'abrutis illuminés, les seconds rôles purulents de vulgarité chers à Emmerich (ici un gros porc de milliardaire russe et Woody "Mickey Knox" Harrelson en hippie annonciateur de l'apocalypse), on a bien sûr le bon dosage de larmoiements tellement poussifs qu'on en sentirait presque l'odeur, mais la sauce est fade, le beauf manque cruellement de relief, de saveur, de punch - et Cusack reste une véritable quiche, mmmmh... moi je vous le dis mes agneaux c'est bien simple : cet acteur - dont les sourcils et les expressions semi-ahuries semi-risotto justifient pleinement l'existence des mots 'génocide', 'holocauste', et 'défiguration par l'acide' - me rend à chacune de ses apparitions tendre et compréhensif à l'encontre de Hugh Grant et Vincent Cassel.
Ça, ça s'appelle une insulte pachydermique.

Pachydermique aussi, ce titre soit-disant blagueur placardé en 4 caractères massifs semblant vouloir nous piétiner les mirettes - mais révélateur, par sa sobriété faussement monolithique en vérité, du manque d'imagination de notre teuton mégalo chéri (ou mégalo teuton chéri, ça marche aussi). Moins impressionnant que Godzindependance Day, malgré des scènes d'explosions outre-nimpesque et de sympatoches tours de grand-huit à travers monts et buildings en état de désintégration imminente (on en profitera évidemment qu'à condition d'avoir un écran de taille idoine), moins pharaonique que Stargate (c'est pas une question de  teneur en pharaons, non),  moins avalanchesque que The Day After, tout ça est en réalité un condensé très lisse de ce que ce brave Roland sait faire avec son pognon: démolir des villes, ratiboiser des montagnes, faire jouir les océans à coup de tsunamis plus grands que ma bitte au repos - et préserver tant que faire se peut dans ce gros bordel les gentils toutous, car le chien est le meilleur ami de l'homme m'a-t-on dit quand j'étais petit... En fait, même niveau FX et action c'est pas terrible : une fois passés les séismes et volcans tout ça est bien pépère, et Quiche Cusack se fait même voler la vedette (qu'on imagine sans peine du genre à amarrer plus prêt des sorties d'égout que de StTrop) par sa gamine, pas la vraie hein celle du film, plus insupportable que les chiardes de Spielberg, une de ces crevettes couineuses chères à Hollywood dont le potentiel à générer des pulsions infanticides semble intarissable - quelques mantras de mésange ébouillantée par de l'huile à friteuse auront fini de m'achever dans ma terrible et implacable certitude : mon bon Roland, tu ramollis sérieusement du gland.

mercredi 4 août 2010

Exploding Head (A Place To Bury Strangers, 2009)



Au début : sceptique. Comme à l'inverse de tout le monde ou presque je suis passé à côté du premier, en toute logique (je prête pas trop attention aux nouveautés, c'est ainsi) je demande naïvement. Le vendeur (aux goûts assez sûrs : j'ai découvert Fugazi, le Gun Club et 16 Horsepower grâce à lui) me dit Interpol, je vois vaguement le revival eighties opportuniste à sauce Joy Div' & consort, tous ces trucs super bien foutus à la XX, mais dans le fond super fadasses, qu'on nous vend avec zèle, mais qui ne me fait pas lever les petites miennes (mes petites zèles).

A l'écoute : déjà c'est tubesque, pas comme Interpol. Ensuite ça a rien à voir avec Interpol, ou si peu. Le son n'a rien d'original (dissonances, basse Peter Hook) mais il enveloppe tout de suite et on y est bien. Pas de costard non plus, juste un T-shirt de Jesus & Mary Chain repassé avec amour par maman. Le chanteur n'impose rien, mais il s'impose (là en fait je cherchais à faire une phrase qui donne envie - vous m'excuserez). Bref kiffage quasi-intégral à la première écoute.

En fait c'est très con à résumer : de la très bonne cold wave douce-amère, adulte, grinçante, racée, avec un nom assez classe et une pochette au poil pour le style. Pas aussi jouissif que le dernier zZz, mais après quelques écoutes je pense qu'il se placera pas loin.

vendredi 30 juillet 2010

Alpha & Omega (Project Pitchfork, 1995)



La Raël-wave de Project Pitchfork, toujours aussi unique, est devenue un peu chiante. Les paroles sont toujours (voire plus) philosophiques, frontales et sans traitement poétique (du genre : "de nos jours des choses font peur au gens, comme le SIDA et la faim dans le monde...") et des perles de bon sens métaphorique notable ("imaginez un crabe plongé dans l'eau bouillante : il essaiera de s'échapper ; imaginez ce même crabe plongé dans une eau froide qu'on porte à ébullition : il mourra sans bouger") sur une recette à même base saccharose que IO avec quelques moments de nouvel âge cocotants à la Delerium en suspension dans la confiture, mais le Vit'pris n'a pas aussi bien marché qu'avant - oups! une gelée - et on s'emmerde un peu ; trop d'inégalité, pas assez de mélodies qui tuent, mais un Peter à la texture vocale plus veloutée qui bluffe à plusieurs reprises. Et puis surtout il y'a Alpha & Omega, le titre, et encore + surtout le tube qu'on ne présente plus, Requiem.

One Trip One Noise (Noir Désir, 1997)



Pendant longtemps (avant que je kiffe enfin Aggravation & Overdrive), Treponem Pal n'a jamais été un groupe intéressant à mes yeux myopes qu'à travers ce ssssssuuuublime remix d'intro, aka "voguant sur une toile de fond dub au parfum nommé désir, l'exquise incantation de Béber"... Aussi entêtant que du Manu Chao (ou du Scorn). Avec un zeste de Chatterton. Hautement tripant et addictif, et inoxydable en soirée, ce qu'on doit attendre de tout bon remix qui se respecte.

Quant haut reste de cette fourmidable compilachion ? 
A part peut-être le remix de Zend Avesta (et encore en étant d'humeur café), rien qui ne vaille la peine de se relever la nuit.