Affichage des articles dont le libellé est allumeuses en pagaille. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est allumeuses en pagaille. Afficher tous les articles

vendredi 30 mars 2012

La boîte de chocolats !!!!

Depuis juillet de l'année dernière, j'poste plus sur ce blog. Flemme. Rien à foutre. Ou alors j'ai compris que mon seul avenir textuel était dans le business archivesque du sombrex, à dérouler du hip-hop comme un poinçonneur sans cerveau. C'est justement une de ces chros - et pas la mieux torchée loin s'en faut - qui a aiguillé un lecteur bien spécial vers un des disques de peura les plus membrés de la basse que je connaisse. Moment historique les enfants : Gégé -ui ui je parle bien du VRAI Gégé de Satan Owes Us Carbure, pas la vulgaire copie taiwainaise que j'ai honteusement délivrée à mes heures scélérates - a kiffé une de mes recommandations, et décidé de m'offrir un featuring. Bon, en même temps j'en fais tout un plat, mais c'est un petit peu normal non, d'être polis entre gens bien élevés ?... A la lecture, gredins et vipères.


BIG L - Lifestylez Of Da Poor & Dangerous



Autant le dire de suite : Big L n'a pas un charisme vocal étourdissant. Disons-le, il a la présence d'un second, voire d'un troisième rôle. Et ce n'est pas un mal. Lifestylez est un film, entre noir et docu, qui serait intégralement tourné à hauteur mi-surplombante, toujours légèrement distant, toujours centré sur un second rôle, second couteau, pas trop charismatique, pas trop attachant, pas trop imposant, le perdant parfois de vue en s'attardant en route, le retrouvant qui vit comme devant, sa suante vie de laborieux. Dit comme ça, moi, ça me ferait vachement envie de le voir, le film, si je n'étais déjà en train de l'écouter dès potron-minet. Le susdit terne personnage s'y mélange d'autant mieux à la foule industrieuse des featurings, les autres rôles-passants qui font l'épaisseur de l'histoire ainsi qu'il convient, toujours à cette façon qui a l'humilité du jeu collectif, sans démonstrations individuelles pour trop saillir, il s'y fond dans la touffeur trouble des instrumentaux. Car un bon film, c'est une solide ambiance, par-dessus tout. Et ça, vous pouvez me croire qu'il y en a ici et pas qu'un peu. Tu prends Mobb Deep, tu prends Kill the Vultures, tu prends Cypress Hill : tu ghettoblastes le tout à des endroits stratégiques dans la nuit moite et aigre d'un dédale des rues les plus décrépites de la Nouvelle Orléans ... Eh ! il peut s'y passer ce qu'il veut, ça fait déjà forcément un film. Il a même pas besoin de s'y passer grand chose d'acrobatique, pour que ce soit fascinant, Lifestylez porte bien son nom, c'est le grouillement de vie, tranquille et prédatrice, d'une nuit d'été où s'affairent toutes sortes d'insectes stridulants, chuintants et chafouinants, dans leur environnement naturel, une tiède soupe d'air seulement brassé par les menaçantes flexions des basses, et leur rugueux rentre-dedans. Un peu ! que tu veux le voir - ce film-là, tu veux t'endormir, pesamment, devant...

Gégé

dimanche 7 novembre 2010

Mit Gas (Tomahawk, 2003)

Chers amis piétons, il est une chose qu'on ne pourra pas lui enlever : le petit con a cette fois eu la gentillesse de vous proposer une place sur son bolide, que vous ayez refusé par irritation ou dégoût c'est votre problème, finalement...
Je me souviens plus qui sur Slow End ou Nextclues détestant cordialement le personnage avait décrit Patton comme un gosse pourri gâté qui s'amuse avec son beau joujou tout neuf, en parlant de Tomahawk (et de son/ses super zicos cultes débauchés par Mike), en fait c'est exactement ça, c'est tellement ça, comme ces fils à papa roulant en carrera et se sentant obligés de s'accouder a la portière en lançant des regards faussement désinvoltes, en général t'as pas besoin de frimer dans une belle voiture puisque sa classe s'impose d'elle même aux yeux de tous, disons que Mike ne peut s'en empêcher, c'est sa nature, il est humain et homme avec ce que l'on en dira toujours de faiblesses (quel homme normalement constitué, par exemple, ne résisterait pas à faire le beau au bras de Jennifer mh, quitte à se jouir tout seul dessus d'autosatisfaction pathétique ? argument massue), et puis il est content faut se mettre à sa place, tout le monde a pas l'occase de faire rutiler le moteur de Jesus, y a des enfants qui meurent de faim dans le tiers-monde, même si la frime ça passe ou ça casse, là aussi on sera soit séduit soit amusé et un peu désolés pour lui, au pire on lui tapotera gentiment sur la tête en lui rappelant que le rétro sert pas qu'à se repeigner la moustache... mais la jolie tuture sauve l'affaire, et le boulet superstar gominé attachant/relou qui la conduit a beau grimacer s'extasier et jubiler et tenter de lui faire prendre des virages trop slalomesques pour sa traction ou s'acharner à caser du latino où il n'y en a pas besoin, bref à s'accouder à la portière avec une margarita quand un simple gin-perrier ferait amplement l'affaire, ça roxe avec classe, c'est quand il ne fait que ronronner de plaisir au son du doux moteur qu'on l'aime le plus, finalement, le petit cousin. C'est vraiment dommage pour tous ceux qui auraient encore tellement aimé lui en coller une, à cet enculé de fils de pute de petit branleur de copain à Zorn de mes couilles de prétentieux créatif jazzeux pisseux... pour le coup il est déjà plus à portée de vos griffes, trop loin, trop haut.
Regardez avec vos jumelles, vous verrez peut-être un majeur bien tendu, c'est son style.

lundi 10 mai 2010

B/E/A/T/B/O/X (Glass Candy, 2007)

It's time for an apéro... mh... voilà qui confirme bien à votre frère serviteur et ami que - plus encore que Digital Versicolor qui se contente d'être du Moroder vs Irene en + sexy et l'irrésistiblement sautillant Etheric Device - Candy Castle, avec sa petite gazelle toute chaude qui s'émoustille en étant à son summum vocal sur un tapis de synthés imitation cuivres Rocky Balboa aussi massivement putassier que du Laibach, est LE hit de cette charmante boîte de maquillage. C'est vrai qu'on a pas envie de lui dire No, à la Ida.